Ce week-end un ami m'a invité au Vauclin, et au lieu de répondre spontanément… j'ai réfléchi : « ah oui le Vauclin, quand même hein ».

Ce n'est pas anodin.

Ce petit moment d'hésitation, c'est un résumé très concret de ce qui se passe aujourd'hui dans la tête de beaucoup de gens.

En quelques secondes, le cerveau fait le calcul : coût du carburant, fatigue, temps, organisation, impact sur le budget global.

Ce n'est pas une réflexion consciente et posée. C'est un scan automatique de contraintes que ton système nerveux fait systématiquement.

Et ce mécanisme ne s'arrête pas aux loisirs, il est devenu permanent. Il est déjà actif le matin avant même d'arriver au travail, avec notamment :

  • la fatigue liée aux trajets
  • une tension financière de fond
  • des arbitrages permanents dans la vie perso
  • une sensation que tout demande un effort

Le résultat, c'est qu'on arrive au travail déjà avec une partie de l'énergie consommée.

Et du coup forcément :

  • Moins de disponibilité mentale.
  • Moins de patience.
  • Moins de marge face aux imprévus.


Et derrière, on s'étonne de :– ressentir une fatigue "inexpliquée"– de l'irritabilité des uns et des autres– faire des erreurs– constater le désengagement progressif des collaborateurs

Le fait est qu'on parle souvent de motivation. Mais beaucoup plus rarement de bande passante nerveuse disponible en arrivant au travail. Et pourtant, c'est là que tout commence.

Quand on arrive dans l'entreprise le matin, il y a déjà tout ça (et encore plus) dans les matrices.

Prendre 5 minutes sur le parking pour relâcher la tension avant d'entrer, c'est déjà bien, même si ça ne suffit pas.

Si le sujet te parle, je t'invite à la conférence que je donne le vendredi 29 mai.

On y parlera du stress moderne, de ses conséquences, en particulier pour nous ici, à la Martinique, mais également des moyens de s'en sortir, parce qu'ils existent et ils sont simples en plus.