Tu aurais besoin de 3 cerveaux.
Et non, ce n'est même pas une exagération.
Parce que peut-être que comme beaucoup de femmes, tu n'as pas l'impression de faire "une grosse journée".
Pourtant, quand on regarde honnêtement ce que ton cerveau traite du matin au soir, on arrive vite à des journées mentales de 12 à 14 heures (selon les études).
Alors tu ne passes pas 12 heures à courir partout, on parle de 12 heures de traitement cognitif de données diverses et éparses.
Tu travailles, bien sûr. Mais pendant que tu bosses, une autre partie de ton cerveau pense déjà au repas du soir, au rendez-vous à déplacer, au message auquel il faut répondre, à l'enfant qui avait l'air bizarre ce matin, au linge qui tourne encore, au dossier qu'il ne faut surtout pas oublier demain.
Et ça, c'est avant même de devenir psychologue de couple, médiatrice familiale, assistante administrative et centre d'appel émotionnel pour tout le monde autour de toi.
Le problème, ce n'est pas seulement la quantité de choses à faire. C'est le nombre de systèmes que ton cerveau doit garder ouverts en permanence.
Dans ma pratique, je vois énormément de femmes qui pensent devenir "fragiles" quand elles commencent à oublier, à faire des bêtises, à mal dormir, ou à être souvent malades ou épuisées même sans "rien faire d'extraordinaire".
Alors qu'en fait, leur système nerveux fonctionne simplement au-delà de ses capacités normales depuis des années. Et à force, le corps commence à faire ce qu'il peut pour survivre.
C'est exactement ce dont je parlerai pendant la conférence "Sommes-nous vraiment devenus fragiles ?".
Parce qu'avant de parler de fragilité, il faudrait peut-être déjà regarder ce qu'on demande aux cerveaux humains de supporter aujourd'hui.



